Jeudi 28 août 2025

Les RP au forfait, c’est sans limite !

Faux ! Un forfait ne transforme pas une mission de relations presse en service à la demande. Il encadre une prestation structurée, fondée sur une expertise, une stratégie et un cadre déontologique précis.

Un forfait n’implique ni disponibilité 24h/24, ni réactivité illimitée

Choisir un tarif au forfait, ce n’est pas souscrire à une hotline. C’est contractualiser une mobilisation : celle d’un temps-homme, d’un savoir-faire, d’outils professionnels et d’un réseau relationnel. Cela ne veut pas dire que l’agence peut être sollicitée sans limites ni priorisation. Ce serait contraire à toute logique professionnelle et à toute démarche stratégique.

Le forfait encadre une stratégie RP, il ne supplée pas à des arbitrages

Le travail d’un attaché de presse ne se résume pas à diffuser des contenus à la volée. Chaque prise de parole se hiérarchise, se prépare, se contextualise. Cette réflexion est intégrée à la mission forfaitaire : elle n’en est pas un bonus. Multiplier les demandes « à la volée », sans arbitrage, revient à désorganiser la mission. Le forfait protège justement la cohérence d’ensemble.

Le cadre défini, c’est ce qui garantit l’impact

Une mission RP se déploie sur un périmètre clair : axes de communication, types de cibles, outils mobilisables ; une stratégie définie sur plusieurs mois. Ce cadre permet d’organiser une veille ciblée, de bâtir les argumentaires, de cibler les interlocuteurs et de suivre les résultats. Il n’est pas conçu pour être élargi à la moindre actualité périphérique. C’est un engagement professionnel, pas une clause d’exécution permanente.

La déontologie n’est pas négociable, même dans un forfait

Le professionnel RP est soumis à un code exigeant : le Code de déontologie de 2020 (co-rédigé par SCRP et SYNAP) réaffirme traçabilité, transparence, respect des publics et des médias. Il rappelle qu’on ne contracte pas de "forfait illimité" dans un métier qui repose sur la confiance et les messages impartiaux. 
Pas de promesses intenables, pas d’opacité, pas de traitement déséquilibré de l’information. L’arrêté Peyrefitte de 1964 l’impose : l’activité de relations presse est rémunérée par honoraires, pas par des systèmes assimilables à des régies ou des forfaits « open bar ». L’indépendance éditoriale et la traçabilité de la mission priment.

Forfait ne signifie pas dérégulation, au contraire

Loin de tout flou, le forfait engage. Il formalise une relation professionnelle, un niveau de service, une cohérence stratégique, conformes à des standards déontologiques. L’idée d’un forfait « illimité » est un contresens : elle nie les fondements même de la pratique des relations presse et fait fi des obligations éthiques du métier. Elle expose à l’échec et mine la confiance entre agence, client et journalistes.

En conclusion

Un forfait ne donne pas carte blanche au client. Il garantit un cadre professionnel, une responsabilité assumée et une communication maîtrisée. Penser que forfait = illimité, c’est méconnaitre les fondamentaux mêmes de la pratique des RP. Ce “détail” est aussi le gage de crédibilité et d’efficacité.