Newsletter - Juillet 2022
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Soleil de juillet donne la fortune

Dicton français ; Les proverbes et dictons des mois (1913)

Bonjour à tous,

Si on en croit le dicton, avec les fortes vagues de chaleur que nous subissons, nous allons tous être très riches ! Mais trêve de bêtises, et entrons dans le vif du sujet…

Pour ce dernier numéro de notre newsletter (dernier avant les vacances, n’est-ce pas, nous nous retrouverons à la rentrée !) : un point sur nos récentes actions en régions, et plus particulièrement dans la région lyonnaise ; un coup de chapeau à l’un de nos adhérents ; le résumé de notre e-Café SYNAP de juillet et nos rubriques “culturelles” : l’éthique de la profession, le chiffre du mois et une proposition de lecture très studieuse pour la plage. Bonne lecture sous le soleil !

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Le Synap en régions

Après les Hauts-de-France, en juin, saluons l’initiative menée à bien par notre délégation régionale Auvergne-Rhône-Alpes, qui a noué un partenariat entre notre Syndicat et le Club de la Presse de Lyon.

Il s’agit d'un échange de bons procédés : aux termes de ce partenariat, le Délégué général du Club de la Presse de Lyon rejoint la liste de nos adhérents ; et notre délégué régional devient adhérent du Club de la Presse de Lyon.

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Les deux partenaires vont donc désormais partager bonnes pratiques et actualités métier. Le coup d’envoi de cette collaboration a d’ores et déjà été donné puisque, à peine le partenariat signé, le Club de la Presse de Lyon a relayé notre dernier sondage auprès de ses adhérents journalistes, et nous avons entamé des échanges sur le vaste dossier de la digitalisation des RP.

Par ailleurs, le Club de la Presse de Lyon, qui compte rien moins que 60% de communicants parmi ses membres, va relancer dès le mois de juillet ses “Rendez-vous de la Comm’”. Des événements auxquels notre délégation sera bien entendu présente !

Pour mieux connaître le Club de la Presse de Lyon, c’est ici que ça se passe : www.clubpresse.com

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Nos adhérents ont du talent…
et pas que !


Pour ce numéro de notre newsletter, nous avons voulu vous proposer une nouvelle rubrique visant à mettre en lumière la réussite de nos adhérents.

Et c’est l’agence BPR France, adhérente du SYNAP depuis 7 ans, qui ouvre le bal avec un beau projet présenté par la directrice de l’agence, Sophie Decaudin.

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Lancé il y a 4 ans, le projet Viliaprint© aura permis au bailleur social Plurial Novilia d’affiner son approche autour d’un nouveau modèle constructif (mix impression 3D béton et éléments préfabriqués hors-site) permettant d’accélérer la construction de logements sociaux, tout en maîtrisant la qualité du bâti et les délais. Ce modèle entièrement reproductible sera partagé au sein d’Action Logement pour un déploiement élargi partout en France.

La campagne RP a débuté en même temps que le projet avec une communication sur toutes les étapes :

- Annonce du projet

- Impression des prototypes des murs

- Obtention de la validation ATEX par le CSTB

- Liaisonnage des murs sur site à Reims

- Livraison de 5 maisons en juin 2022

La difficulté résidait dans le gros travail de centralisation et pilotage du projet qui réunissait plus de 10 acteurs et partenaires. Personne n'a été mis de côté. Il convenait également de penser ce projet RP pour convenir au plus grand nombre de médias de la presse pro du bâtiment, à la presse environnement, habitat, presse régionale, TV, radios, agences, quotidiens nationaux… Et bien entendu, d’attirer les médias nationaux en région (Reims) pour l’inauguration des maisons.

A ce jour, la campagne RP aura généré 70 interviews / rencontres presse, un suivi de l'AFP sur deux étapes, permettant de faire rayonner ce projet à l'international, et 500 retombées au total. Et ce n'est pas fini...

En résumé : un projet disruptif permettant de mettre en avant le savoir-faire et l'innovation de professionnels français du bâtiment et qui reflète parfaitement l'importance d'une collaboration sur le long terme entre le client et son agence RP.

Cet article vous a-t-il plu ? Souhaitez-vous retrouver la rubrique à partir de la rentrée ? C’est vous qui décidez… Nous attendons vos commentaires !

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Le 24 juin dernier, nous avons eu le plaisir d’accueillir Jean-Pascal Videau, Premier Secrétaire de rédaction au magazine Challenges, dans le cadre de notre dernier e-Café SYNAP de la saison. Un rendez-vous très attendu, puisqu’il a réuni plus d’une vingtaine de participants !

Jean-Pascal nous a parlé de son parcours, plutôt atypique : s’il exerce aujourd’hui en tant que secrétaire de rédaction, c’est en tant que journaliste qu’il a démarré sa carrière. En effet, après sa sortie de l'école de journalisme de Strasbourg (un petit coucou à nos lecteurs alsaciens !), il a travaillé au Parisien puis à France Soir à la rubrique Economie.

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Déjà, il lui arrivait de corriger les articles des autres rédacteurs. A l’arrêt de l’aventure France Soir, une amie lui propose de devenir secrétaire de rédaction au magazine Têtu. C’est là qu’il apprend le métier, sur le tas, pendant deux ans, tout en continuant à exercer en tant que rédacteur.

Avec le nouveau millénaire, nouveau changement de vie : Jean-Pascal quitte Paris et s’installe à Bordeaux. Il commence à travailler comme rédacteur pour Sud-Ouest, sur des sujets liés à l’immobilier, tout en assurant les fonctions de secrétaire de rédaction pour Challenges - à distance, une première ! En 2021, il devient Premier Secrétaire de rédaction, ce qui fait de lui le troisième responsable éditorial du magazine, après le Secrétaire Général et le Rédacteur en Chef éditorial.

Mais concrètement, quel est le rôle d’un Secrétaire de rédaction (ou SR) ? Malgré cet intitulé quelque peu équivoque, il ne s’agit en rien d’un secrétaire au service des rédacteurs ! Le SR est un véritable journaliste qui intervient sur les articles rédigés par les membres de la rédaction : réécriture pour mettre le texte à la bonne longueur, rédaction de la titraille et des légendes photo, mais aussi vérification de l’information, en échange permanent avec la rédaction. Sa mission : faire en sorte que les articles entrent en cohérence avec le reste du journal, le tout en concertation avec le Rédacteur en chef.

Très concrètement : si le SR participe à la conception et à la mise en forme de l’information, c’est le rédacteur lui-même qui propose des sujets et des angles et qui reste l’interlocuteur prioritaire des attachés de presse. Inutile donc d’envoyer des communiqués à Jean-Pascal ! Même s’il pourra toutefois en lire certains, à titre personnel (les sujets Immobilier continuent de l’intéresser). Inutile également de tenter de le contacter pour demander d’éventuelles modifications en cas d’erreur sur un article : le seul contact pour ce genre de demande reste le journaliste signataire. Il faut dire que ce genre de situation n’arrive que très rarement chez Challenges : chaque article passe entre les mains de cinq personnes pour plus de sécurité.

Comme nous vous le disions en introduction, il s’agissait là de notre dernier e-Café avant l’été. Nous vous donnons rendez-vous début octobre pour reprendre ces échanges !

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Le point Ethique - et tac !

Ce mois-ci, traversons les frontières pour aborder le “Code de Conduite de l’IPRA (International Public Relations Association), première association mondiale des professionnels des relations publics, basée à Londres (on vous fait voyager, cet été !).

Adopté en 2011, ce texte est l’affirmation par les membres de l’IPRA d’une conduite professionnelle et éthique ainsi qu’une recommandation pour les professionnels des relations publics dans le monde entier.

Ce code consolide le Code de Venise de 1961, le Code d’Athènes de 1965, ainsi que le Code de Bruxelles de 2007 (le voyage continue !).

Penchons-nous de plus près sur son article 13 :

Dans la conduite des relations publiques, les professionnels devront s’engager sur les points suivants :

(...)

13. Incitation

Ni directement ni indirectement offrir ou donner de gratification financière ou autre à des représentants du public, aux médias ou à toute autre partie prenante.

Ce point est particulièrement intéressant alors que de plus en plus de professionnels des RP ont affaire à des influenceurs qui réclament une rémunération pour publier des posts sur les produits et services de nos clients. Sans parler de certains journalistes Consommation, qui demandent à recevoir - et garder ! - des produits en échange d’une publication.

Oserons-nous citer l’exemple de ce journaliste qui a envoyé sa “liste de course” à ses contacts RP :

« (...) J’aimerais commencer, dès la mi-juillet, à parler de produits pour la rentrée : des classes, mais aussi reprise du travail après les vacances pour les salariés. Papeterie, sac, cartables, serviettes, stylo, calculettes, “vitamines”...


2 choses pour que je puisse présenter un produit :

- Que je puisse avoir le produit

- Que je puisse conserver les produits que je teste


Remarque : je publie toujours un article positif et vendeur par produit. »

(message réellement reçu par l’un de nos confrères ; vous nous pardonnerez de ne pas dévoiler le nom de son auteur…)

Rappelons, s’il en était besoin, que la relation entre attaché de presse ou chargé de relations publics et journaliste repose sur un principe simple : le journaliste a besoin d’information mais n’a pas le temps d’aller la chercher ; le chargé de RP va intervenir comme source d’information en lui proposant des sujets ou des informations, que le journaliste choisira d’utiliser ou non. Cette relation est basée sur la confiance, et non sur un échange monétaire.

De façon très brutale : donner de l’argent (ou un produit) en échange d’un contenu, cela relève de la publicité (ou d’un échange marchandises). Rien à voir donc avec les RP.

Mais comment faire face à ce genre de demande ? Doit-on les refuser au nom du principe ? Peut-on y céder pour accroître la visibilité de notre client ? Il est parfois difficile de trancher…

Quels sont vos retours d’expérience sur la question ? N’hésitez pas à témoigner par mail communication@synap.org ou via le groupe WhatsApp du SYNAP !

Vous pouvez consulter l’ensemble des textes régissant notre profession sur le site du SYNAP via le lien suivant : https://www.synap.org/deontologie-professionnelle. Et si vous souhaitez voir aborder un point déontologique précis, n’hésitez pas à nous en faire part !

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Le chiffre du mois

Chaque mois, votre syndicat met en avant un chiffre parlant autour des métiers de la communication. Au sommaire aujourd’hui : la chute de l’intérêt du grand public pour les actualités.

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C’est le Reuters Institute - rien à voir avec l’agence de presse du même nom - qui l’a révélé le 15 juin dernier : d’après les résultats d’un sondage réalisé dans 46 pays sur les 6 continents, l’intérêt du grand public pour l’actualité est en chute libre ! De 63% en 2017, il est tombé à 51% en 2022.

Cette baisse d’intérêt pour l’actualité est avant tout une forme de lassitude envers l’information. Même si en France - serait-ce la fameuse exception culturelle qui aurait encore frappé ? - ce phénomène est sensiblement masqué par le fait que 2022 est une année d’élections...

Les chercheurs du Reuters Institute avancent plusieurs hypothèses pour expliquer ce déclin, et notamment l’existence d’un public plus jeune très présent en ligne, mais déconnecté de l’information, et potentiellement moins instruit. Ils estiment également voir une manifestation des changements structurels dans la distribution de l’information sur Internet.

Derrière ces théories, ce sondage fait ressortir une autre pratique : l’évitement intentionnel. L’étude souligne par exemple que « beaucoup choisissent aussi de plus en plus de rationner ou de limiter leur exposition aux actualités, ou du moins à certains types d’actualités ». Cette sélection est liée à une lassitude face à l’omniprésence de certains sujets, Covid ou la politique entre autres ; c’est le cas dans 43% des réponses, en particulier chez les plus jeunes. Cette stratégie d’évitement a pour but de se préserver d’une perte de moral. Enfin, il y a un sentiment d’impuissance, le manque de confiance…

Si certains médias tentent d’apparaître légèrement moins anxiogènes, en proposant des reportages positifs ou un journalisme de solution, l’actualité reste l’actualité, constate le Reuters Institute. « La crise ukrainienne, et avant elle la pandémie de Covid-19, ont rappelé aux gens la valeur d'un reportage précis et équitable, aussi proche de la vérité que possible. Mais nous constatons également que la nature accablante et déprimante des nouvelles, le sentiment d'impuissance et les débats toxiques en ligne détournent de nombreuses personnes - temporairement ou définitivement».

Cette lassitude est également largement alimentée par un déficit de confiance envers les médias. Mesurer la confiance est un exercice délicat, très sensible aux aléas de l’actualité ; des événements majeurs dans la vie d’un pays démocratique, comme une période électorale, la guerre sur le continent ou autres peuvent entraîner une hausse ou une baisse de ce sentiment. D’après l’étude du Reuters Institute, le Royaume-Uni, les États-Unis et la France ont tous trois été traversés les années passées par des crises ayant impacté négativement la confiance dans les médias : respectivement le Brexit, l’élection de Donald Trump et la crise des gilets jaunes. La pandémie de Covid-19, de façon presque contre-intuitive, en provoquant l’émergence de théories du complot, aurait plutôt amélioré l’image des médias chez les citoyens, et ce notamment en France.

Il n’empêche ; le taux de confiance envers les médias dans l’Hexagone reste très faible : 29% seulement des personnes interrogées ont dit pouvoir croire les actualités la plupart du temps. Ce chiffre, en baisse de 10% par rapport à 2015, place le pays à la 41ème place sur 46. Si ce score reste au-dessus de celui des États-Unis, il reste bien loin de la Finlande (69%), du Portugal (61%) ou de l’Afrique du Sud (61%). Et seuls 21% des Français pensent que les médias sont libres de toutes influences politiques et 19% de toutes influences économiques.

Plus de détails sur les résultats de cette étude dans l’article du Siècle Digital: https://siecledigital.fr/2022/06/27/medias-en-mal-de-confiance-france-monde/

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Le coin lecture

L'été est un moment propice à la lecture, que ce soit pour se divertir ou se cultiver. Pour cet été, nous vous proposons de glisser entre deux romans de plage un ouvrage un peu plus complexe, mais ô combien enrichissant : Sciences de l’Information et de la Communication, par le philosophe et médiologue Daniel Bougnoux.

Cette anthologie regroupe de nombreux textes (articles ou extraits de livre) des plus grands théoriciens de la communication. Chacun de ces textes est resitué dans son contexte, il est donc possible de picorer à sa guise, au fil de ses envies.

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Sorte de bibliothèque idéale sur le sujet, l’ouvrage nous entraîne au fil de l'histoire à découvrir ce qui a changé avec la transformation des outils de communication au sein du travail, de la guerre ou de la démocratie.

Huit parties le structurent : la première est consacrée aux écrits des philosophes ; la deuxième présente la sémiotique, la troisième traite de la parole et des discours, la quatrième est une approche des masses mêlant psychanalyse, psychologie et analyses symboliques. Reprenons notre souffle pour passer à la cinquième partie, qui s'attaque à la "Machination de la pensée" et nous fait entrer dans la cybernétique et l'informatique. La sixième rend honneur aux médiologues, la septième s'interroge sur la logique des transmissions ; enfin, la partie finale élargit encore le champ de la réflexion en s'intéressant à la notion de communauté. Enrichissant, disions-nous !

On retrouve dans ce livre aussi bien des spécialistes de la communication (Bateson, Watzlawick...) que des philosophes (Platon, Wittgenstein...) ou des écrivains (Borges, Proust, Hugo), sans oublier des poètes et des psychanalystes. Les choix, toujours judicieux, parfois étonnants, nous obligent à réfléchir autrement et à aborder ces notions sous des angles différents.

Les textes, très lisibles, sont très bien présentés et expliqués. Il est possible de les lire selon ses envies ou le temps dont on dispose. Un livre parfaitement adapté aux étudiants, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à la communication.

Ce livre est épuisé chez son éditeur, mais vous pouvez le retrouver sur l’excellentissime bibliothèque numérique de la BnF, Gallica.

Sciences de l'information et de la communication
par Daniel Bougnoux
Editions Larousse

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33371064.texteImage

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C’est sur cette “saine” recommandation que s’achève ce numéro de notre newsletter. Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter un très bel été, ensoleillé (mais pas trop chaud non plus), reposant et ressourçant. Et à vous donner rendez-vous en septembre, pleins d’énergie pour la deuxième partie de l’année !

Bonnes vacances à tous,

L’équipe du SYNAP

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